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Nourrir la réflexion...

La Santé serait donc "Unique" ?

“Comment ça va la petite santé?” Pourquoi “petite”, d’ailleurs?

Si nous parlions plutôt de la “grande santé”, c’est-à-dire de ce que de plus en plus de gens appellent La Santé Unique, « One Health » pour les anglo-saxons. Il devient clair, au gré des avancées de la science, que notre petite santé personnelle ne saurait être déconnectée de celle des animaux, des plantes et de la santé des sols qui les portent.

Pour faire court, on ne peut pas être en bonne santé tout seul dans son coin.

Nous, les humains – pas plus que les animaux ni les végétaux – ne fonctionnons jamais de façon autonome. « Jamais seuls » comme l’écrit Marc-André Sélosse (Actes sud). Nous sommes des « holobiontes » fruits d’une symbiose dynamique entre des champignons, des bactéries, des acariens, des algues et nos cellules.

François Rabelais nous le dit déjà dans son Tiers Livre, “l’Homme est un microcosme au sein d’un macrocosme.”

Chacun de nous est un petit univers foisonnant.

Au dedans et au dehors, ça grouille…

Notre santé n’est rien d’autre qu’une oscillation, un équilibre, une harmonie, le statu-quo permanent entre tous les habitants de ce petit univers.

Et là, on comprend bien que cette harmonie dépend grandement de ce que l’on y ajoute tous les jours…

En mangeant par exemple.

Car ce que nous mangeons nous constitue, ce n’est pas un simple tas de calories à brûler.

Ce que nous mangeons et buvons, c’est le vivant du monde qui vient s’ajouter à notre vivant à nous.

Nous sommes la somme… de ce que nous mangeons… buvons… respirons… côtoyons… La somme en temps réel de ce qui vient s’ajouter à nous et de ce que nous expulsons…

D’où l’importance fondamentale de la nature du manger et du boire.

Notre petit Vivant à nous a un besoin essentiel du grand Vivant du monde et ce, en respectant le plus possible les « matrices » dudit.

Il semblerait, au regard des avancées scientifiques récentes, que cette dimension matricielle de notre alimentation soit essentielle pour une bonne nutrition, cela explique en partie pourquoi de plus en plus de voix s’élèvent pour nous mettre en garde contre les aliments ultra-transformés. Vouloir nourrir l’humanité avec des fragments et des composés ré-assemblés relève d’une vision « transhumaine » affirmée.

Il n’est pas sûr du tout que cette voie nous assure un avenir serein.

Mais nous voilà de plus en plus nombreux à prendre conscience que cette “Grande Santé”, cette Santé Unique donc, ne peut se fonder que sur des sols agricoles pleins de vie et en bonne santé.

C’est du cœur même des territoires et par ses acteurs que doit venir d’abord la prise de conscience puis l’acculturation et enfin le passage à l’acte dans tous les secteurs de l’alimentation. Production, conditionnement, transport, transformation, distribution se doivent, à terme, de conserver tout au long de la chaîne les « valeurs de Santé Unique » produites par une agriculture de plus en plus vertueuse au regard du carbone, de l’eau, de la biodiversité, de la qualité alimentaire et du « Bonheur à la ferme ».

C’est la compréhension de plus en plus fine de tout l’univers du Vivant, ce sont les coopérations de plus en plus nombreuses entre scientifiques, agriculteurs, entrepreneurs… (ce sont parfois les mêmes) qui nous emmèneront, bon an mal an, avec ou sans les diverses institutions vers cette « Santé Unique » de la planète… Humains inclus. 

Que vive l’agroécologie et… Bonne santé à tous!

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